Vol inversé
18 août 2025

Nouvelle surprise en regardant de plus près les images de l’envol de notre huppe d’altitude.

Elle se met en position face à la direction où elle veut aller, et déploie les ailes,

et lors du premier battement d’ailes,

elle effectue un demi-tour sur elle-même pour se retrouver le dos en avant,

et se propulser à reculons un peu comme le fait une sèche dans l’eau.

Elle enchaîne un premier battement d’ailes dans cette configuration,

donnant presque l’impression d’un vol normal, sauf qu’on voit ici le dessus des ailes au lieu du dessous,

puis elle continue avec un second battement toujours dans cette position,

avant de progressivement rebasculer sur le côté pour reprendre un vol normal.

Une technique de décollage probablement difficile à voir à l’œil nu en temps réel,

l’ensemble de cette séquence a duré moins d’une demi-seconde !


C’est très impressionnant et je ne comprends toujours pas comment elle peut se contorsionner ainsi… les pattes me perturbent !
Que de prouesses cachées !
Oui, très étonnant. Je n’ai pas vu tout de suite, c’est comme toi en voyant les pattes que quelque chose clochait. Elle a vraiment la tête à 180 degrés pour voler en arrière. Le fait que les ailes soient « à l’envers » est aussi un peu perturbant.
On ne voit pas vraiment les oiseaux avec nos yeux, ils sont incroyablement rapides et réactifs. Entre la deuxième et la dixième photo ci-dessus il s’est écoulé 33 centièmes de seconde, et la huppe a eu le temps de plus de trois battements d’ailes tout en faisant sa double inversion, soit dix battements d’ailes à la seconde, et on ne parle pas d’un colibri mais déjà d’un bel oiseau.
Ils doivent vraiment nous percevoir comme des gros pachydermes lents et empruntés…